Paglaom à Siargao

La salle (ou plutôt toit) principale

La salle (ou plutôt toit) principale

Siargao, l’ile au bord du Pacifique

Après l’ile volcanique de Camiguin, me voici parti pour ma dernière destination, l’ile de Siargao au bord du Pacifique. Après un atterrissage mouvementé sur la petite piste de l’ile, je trouve un transport qui m’amène à Général Luna, un village à l’est de l’ile. En dehors du centre du village, les habitations entourées par la jungle et les marais s’étendent jusqu’à “Cloud Nine”, l’une des dix meilleures vagues du monde selon beaucoup de surfeurs. C’est là qu’une compétition internationale est organisée chaque année. Les huttes et resorts autour de Cloud Nine étant un peu cher pour moi, je me rabats dans les alentours de Général Luna. Je finis par trouver Paglaom, l’auberge la moins chère et seul dortoir des environs.

L'équipe de Paglaom

L’équipe de Paglaom avec Sunne et Cocoy au premier plan

Paglaom, l’endroit ou dormir à petit budget et dans une bonne ambiance

Paglaom signifie Espoir en Tagalog (la langue principale des Philippines). Les lieux sont composés de deux dortoirs, des sanitaires, une cuisine commune et une salle principale. Mis à part la palissade qui entoure les lieux et le bloc sanitaire, il n’y a pas de murs. Les dortoirs possèdent des filets peints en noirs en guise de murs. Un toit pour la pluie et une grande dalle pour chaque pièce, de quoi protéger de la pluie et des inondations. Un peu comme l’auberge “The Circle à San Juan“. On peut profiter des hamacs dans la salle commune et y rencontrer les autres voyageurs. Le premier jour je suis le seul occupant des lieux avec Peter, un norvégien qui comme moi, est venu pour le surf.

Le lieu est géré par Cocoy, originaire de Manille et Sunne du grand nord suédois. Cocoy a quitté Manille pour pouvoir surfer plus souvent. C’est à dire presque tout les jours. Au volant de son side-car, nous allons surfer quasi-quotidiennement. Deux sur la moto et un dans le side-car qui tient les planches sur les chemins qui parsèment l’ile. On est en mars, l’été commence en quelque sorte. Il n’y a pas de vagues sur la côte est de l’ile sauf dans quelques spots bien abrités. Deux solutions pour surfer: prendre une moto avec un rack pour la planche de surf et rouler au sud de l’île. Ou bien conduire jusqu’à la jetée de Général Luna ou celle de Cloud Nine et prendre un bateau qui nous emmènera là où sont les vagues.
Je vais rester presque trois semaines ici, principalement pour le surf. Mais il n’y a pas que le surf ici.
Comme il y a peu de voyageurs à l’auberge, Cocoy nous présente à ses amis, nous invitent aux soirées et nous donnent tous les bons plans. L’ambiance est très détendue sur l’ile. On peut visiter les iles environnantes, des grottes avec une espèce rare de méduse qui ne pique pas, la mangrove, l’arrière pays. Il est possible de s’adonner à la pêche ou à la plongée. Le soir, nous allons souvent sur “le boulevard”, l’avenue en terre battue près du petit marché et du port. Une suite de baraques en tôles et bois de cocotiers. On peut y déguster viandes et poissons au barbecue avec du riz. Le grand classique philippin.Tout cela accompagné de bières locales. Les conversations à table sont seulement perturbées par les nombreux karaokés de l’avenue. C’est souvent là que continue la soirée. Véritable institution aux Philippines, il est difficile d’échapper au karaoké. Le pire croise souvent le meilleur niveau chant.
Sinon il y a aussi du combat de coqs, comme dans cet article.

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Les routes deviennent des canaux

Les routes deviennent des canaux

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Diner à Général Luna

Sous les tropiques, il y a souvent du soleil en cette saison. À Siargao c’est moins vrai, et ma dernière semaine se passe à subir un typhon qui transforme les chemins en rivières. La nuit continue de tomber brusquement à 18 heures.
Le soir, on se retrouve donc à aller diner dans le noir. Il n’y a pas d’éclairage public ni de routes goudronnées. Les environs sont un labyrinthe de chemins traversant petites rivières, forêts de cocotiers et marécages avec quelques maisons. Rajouter des pluies violentes et c’est toute une aventure de diner à l’extérieur. Mais que ne ferait on pas pour ce petit resto spécialiste du thon à la mangue dont tout le monde m’a parlé.
Bref, on se fait guider par sa mémoire, les étoiles et éventuellement les briquets (avec leds intégrées) vendus un peu partout. Tout peut arriver lors d’une expédition restaurant: tomber dans une mare à moustique ou rencontrer de drôles d’animaux ou simplement un cochon attaché à un arbre.
Quand on ne sort pas, il y a la cuisine de Paglaom. Un aller retour au marché et dans les petites boutiques des alentours. On fait le plein de petits pains, riz, mangue, noix de coco et autres fruits. Le meilleur? Un thon négocié au au marché, pêché de la journée à faire griller au barbecue.

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Ce n'est pas de du coco mais de l'essence

Ce n’est pas de du coco mais de l’essence

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