Nyepi, le nouvel an Balinais

Nouvelle destination: L’Indonésie

Siargao c’est fini. Et après quelques jours à Manille avec Mia, il est temps pour moi de prendre l’avion. Direction l’Indonésie et plus précisément Bali ou je compte continuer à surfer. Aux Philippines, de nombreuses personnes m’ont vanté l’Indonésie que ce soit pour le voyage ou pour le surf. L’archipel indonésien est le plus grand du monde. Une base d’exploration gigantesque. Je compte me limiter à l’île de Bali dans un premier temps. Et sa voisine plus tranquille Lombok .
Le vol que j’ai trouvé atteri à 1h du matin. J’ai donc pour cette fois réservé en avance un endroit ou dormir. À Manille, je n’ai trouvé aucun bureau de change qui possédait des roupies indonésiennes. En arrivant à l’aéroport de Bali, je dépense la moitié de mes pesos philippins dans le visa payable à l’arrivée. Ma carte bancaire ne fonctionne pas.
Enfin sorti des douanes et de l’immigration, je me dirige vers les distributeurs de billets: aucun ne marche. Les bureaux de change? Fermés. Je fais parti du dernier vol. L’aéroport ferme peu à peu. Les autres passagers sont accueillis par des employés d’hôtels ou de resort. Les taxis sont cher, très cher. Et je n’ai ni roupies ni dollar. Je commence à comprendre. J’ai l’habitude d’improviser. La décision de venir en Indonésie m’est venu un peu sur un coup de tête. Il n’y a pas beaucoup de liaisons avec les Philippines et j’ai réservé un des rare vols disponible. Qui était bien moins cher que les autres. Car aujourd’hui nous sommes le dernier jour de Mars. Et d’après le calendrier Balinais, cette année, aujourd’hui c’est nouvel an: Nyepi.

Des premiers pas difficile à Bali durant Nyepi

Nyepifest_auf_Bali

Bali est majoritairement Hindou contrairement à la majorité de l’Indonésie qui est musulmane. Nyepi est une .fêtes les plus importantes de l’île. Avant Nyepi, les Balinais font la fête.
Chaque village ou quartier construit des monstres géants “Ogoh-Ogoh” papier mâché. Les habitants font ensuite des processions dans les villes avant de mettre le feu aux démons. Puis arrive Nyepi.
Et le jour de Nyepi, c’est le jour du.. Silence (et du jeune et de la méditation accessoirement).
Il ne faut pas faire de bruit. Pendant 24h. À partir de 6h du matin même si généralement tout le monde l’observe dès minuit. Les démons envahissent l’île bénie des Dieux. Et les humains doivent resté cachés. Peu de lumière visible. Personne ne doit travailler. Il faut rester chez soi et ne pas sortir. Pas de télé ni de radio.
Seule la police du tourisme et des gardes traditionnels sortent. Même l’aéroport est fermé. Voilà pourquoi les banques et les DAB sont fermés. Depuis minuit. J’arrive une heure trop tard. Mais je commence seulement à le comprendre. Surtout que je ne comprends rien à tous ces gens qui répète(en anglais): Nouvel an! Jour du silence! Commence bientôt!

Nyepi

Un des derniers taxi sur place accepte de m’emmener en échange de pesos. Presque tout mes pesos philippins. Cela coûte cher avec les démons dehors. Même en ayant bien négocié. L’équivalent d’une vingtaine d’euros au lieu d’une poignée en temps normal. Le taxi roule à vive allure. On dirais que l’aéroport est à la campagne. C’est le noir total, excepté les phares du taxi. Il n’y a pas un chat. La route monte en lacet au milieu de la végétation tropicales et des bâtiments sans vie, je reconnais le signe du petit hôtel. Nous nous engageons dans une petite allée aussi sombre que le reste.
Il est deux heures du matin, mon chauffeur s’en va retrouver sa famille à l’abri des esprits. L’hôtel est composé de plusieurs petites maisonnettes en brique. L’employé de l’hôtel Wayan se présente et me montre ma chambre. Je reçois les instructions à suivre pendant Nyepi. Même si on est pas hindou il vaut mieux les respectées. C’est ce que font les musulmans de Java ou Sumatra émigrés à Bali comme Wayan. Je reçois une petite bouteille d’eau.
“Faire des réserves de boissons et de nourriture en prévision de Nyepi, ne pas sortir”.
Super….
Wayan est parti se recoucher. Je m’installe, je suis crevé. Je verrais tout cela demain.

Ogoh-ogoh_-_nyepi

Je me réveille. J’ai faim. Je n’ai pas mangé depuis les Philippines et le repas de l’avion ne m’avait pas vraiment calé. Tout est silencieux. Finalement vers 14 je craque. Je sors. Mais l’épicerie et tout le reste dans la rue est fermé de chez fermé. On se croirait dans un film de zombie. Rien ne bouge. Pas de lumières. Je reviens à l’hôtel. Je finis par réveiller Wayan à l’accueil. Il me donne de l’eau et des nouilles instantanées. Je lui promet de le rembourser dès que j’aurais des roupies.
La journée passe lentement. Heureusement qu’il y a internet. J’y apprends aussi la bêtise que j’ai fait d’aller dans la rue et aussi celle d’être venu sans me renseigner.
Le lendemain, je me réveille tôt. J’ai faim et les nouilles instantanées sont loin. Je sors. Enfin il y a du monde dans la rue. Des bruits de travaux, de la circulation. J’explore les environs. Ma carte ne fonctionne toujours pas ou les DAB ne sont toujours pas opérationnels. Je ne sais pas. J’arrive à échanger mes derniers pesos. Le taux est mauvais mais j’ai enfin des roupies et de quoi acheter à manger pour la journée. Je dévalise une épicerie.
Enfin repu. Maintenant il est temps d’explorer Bali: je veux acheter une planche de surf et trouver une moto à acheter ou louer sur du long terme. Mon prochain rêve à réaliser: prendre le ferry pour Lombok avec ma planche et un deux roues.

Nyepi-Ogoh-Ogoh---Ubud_Football_Field-Red_one_with_kids

Comme je n’étais pas présent lors des processions de Ogoh-Ogoh faites avant mon arrivée à Bali, j’ai utilisé ces photos libres de droits pour illustrer cette article.

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